
Étape du Tour de France Femmes 2026 : 111 km jusqu'au mont Ventoux
111,7 km, 2 950 mètres de dénivelé positif et le mont Ventoux pour finir : récit complet de mon Étape du Tour de France Femmes entre Vaison-la-Romaine et le Géant de Provence.
Lever à 5h du matin pour prendre des forces en vue de la course. Le départ est prévu pour 8h12 et il faut faire la route jusqu’à Vaison-la-Romaine. Sur le chemin, les routes sont rapidement bloquées et nous devons terminer les quelques kilomètres restants à vélo. Nous arrivons bien en avance dans le sas de départ et j’ai le temps de filmer mon introduction pour YouTube et de discuter avec mon ami Stéphane, avec qui je vais partager cette course.
Le départ depuis Vaison-la-Romaine
8h passé, nous commençons à avancer du sas 9 vers la ligne de départ. Ce sera une sorte de départ roulant sous un soleil magnifique. Au programme du jour : 111,7 km avec 2 950 mètres de dénivelé positif sur le parcours officiel modifié, dont l’ascension du mont Ventoux pour clôturer cette étape.
C’est parti pour l’Étape du Tour de France Femmes !
| Distance officielle | 111,7 km |
| Dénivelé positif officiel | 2 950 m |
| Départ | Vaison-la-Romaine |
| Arrivée | Mont Ventoux |
| Départ du sas | 8h12 |
| Distance totale avec retour | 132 km |
Le parcours officiel

Le parcours officiel relie Vaison-la-Romaine au sommet du mont Ventoux en passant par le col de Suzette, le col de la Madeleine, Bédoin et le Chalet Reynard.
Documents officiels : parcours PDF · trace GPX
Un plan simple : garder des forces
Avec Stéphane, notre plan de course est assez simple : partir très tranquillement pour accélérer sur la suite tout en gardant des forces pour les 20 km d’ascension finale.
La première difficulté de la journée intervient avec le col de Propiac (4,3 km à 6 % de moyenne). C’est un petit col, mais il donne déjà le ton sur les ascensions à venir. À partir de ce point, ça devient plutôt descendant jusqu’au premier ravitaillement et un peu après.
Premier ravitaillement au km 34
En parlant de ravitaillement, le premier arrive au km 34 et il est composé de pâtes de fruits, bananes, tucs, amandes, madeleines et surtout de quoi remplir les bidons : eau plate, eau gazeuse, coca et boisson isotonique.
On va se retrouver dans des groupes de bons rouleurs et la vitesse moyenne sur cette partie oscille autour des 40 à 45 km/h. Il y aura quelques rares montées avant de se retrouver au second ravitaillement au km 64.
Deuxième ravitaillement : efficace, mais perfectible
Il faut savoir que des racks de vélo sont mis en place pour se ravitailler à pied et éviter de gêner. Malgré cela, de nombreuses personnes se déplacent à vélo et c’est vraiment pénible. C’est d’ailleurs un point que l’organisation devrait retravailler sans aucun doute.
Sur ce ravitaillement, on retrouve aussi des saucissons qui font bien plaisir pour changer de toutes les options sucrées.
Vers Suzette, la Madeleine et Bédoin
On repart en sachant que nous avons le col de Suzette et le col de la Madeleine avant l’arrivée au dernier ravitaillement complet à Bédoin. Les jambes commencent à être lourdes de mon côté et je sens que la crampe n’est pas loin. Je bois le plus possible pour éviter le plus possible de cramper.
Il y a nettement plus d’enchaînements de montées et descentes sur cette partie de la course, et la chaleur devient de plus en plus pesante sur les organismes. Le kilomètre 90 pointe le bout de son nez après la fin des deux ascensions et c’est la surprise : beaucoup de monde au ravitaillement et une attente démesurée.
On a attendu environ 20 à 25 minutes pour se ravitailler en eau. Alors, une petite pause n’est pas de refus, mais c’est moins appréciable sous un soleil de plomb. Il reste encore l’ascension du Ventoux par la suite quand même !
Le Ventoux en ligne de mire
On voit le Géant de Provence au loin. C’est désormais uniquement de la montée sur les 20 derniers kilomètres et environ 1 500 mètres de dénivelé positif. Rien que ça !
À partir de là, mon choix de vélo gravel sera plus punitif, avec deux vitesses qui ne passaient pas sur le petit plateau. La tuile.
La pente est réellement très raide à partir du cinquième kilomètre de l’ascension et je vais découper la montée en faisant des pauses tous les 2 km environ. Un ravitaillement supplémentaire en eau est présent au km 100 et c’est un point d’eau vraiment utile.
Le prochain est au km 105 et, à ce dernier, je ferai appel à l’assistance Shimano, présente sur de multiples points, pour régler mon dérailleur : ce sont mes sauveurs ! Merci à eux !
Chalet Reynard, les crampes et le sommet
À partir du Chalet Reynard, au km 105, il reste 6 petits kilomètres. C’est aussi le moment où l’on voit à nouveau le mont Ventoux.
Malheureusement, à 2 kilomètres de la fin, je vais être terrassé par une crampe dans la cuisse gauche. Je vais faire un kilomètre à pied avant de pouvoir continuer en vélo. Je fais super attention à ne pas avoir de crampe à nouveau et je finis tant bien que mal cette incroyable étape.
Je suis fier d’être parvenu à la fin malgré les douleurs et les crampes. C’est mon premier col mythique et je pense que ce ne sera pas le dernier.
Le retour après l’arrivée
Il faudra tout de même attendre 5 km de descente pour profiter d’un ravitaillement final plus que succinct. Encore 15 km de descente et c’est officiellement terminé pour aujourd’hui avec un total de 132 km.
J’ai roulé tranquillement sur la fin car il y avait des bourrasques et un peu moins de lucidité aussi après autant d’heures à rouler.
Mon bilan
L’Étape du Tour de France Femmes avec Zwift restera une sacrée aventure. Le parcours est magnifique, le Ventoux est un monument, et l’expérience de rouler sur une organisation aussi massive est forcément marquante.
Tout n’était pas parfait, notamment la gestion de certains ravitaillements, mais franchir le sommet du Ventoux après une journée pareille efface une bonne partie des frustrations.
Premier col mythique validé. Et sûrement pas le dernier.
Infos officielles de l’événement : L’Étape du Tour de France Femmes avec Zwift


